Ça t'arrive sans crier gare Au milieu d'une heure incolore
Un geste, une odeur, un regard Qui comme déchire ton décor
Tout à coup ce coeur qui t'avait presque oublié Se pointe à ta porte
et se remet à cogner
Attention, le ballet va commencer
Tu comprends pas trop c'qui t'arrive Tu crois d'abord à une
erreur
Tu l'évites et lui te devine Entre le désir et la peur
Tu t'entends lui dire des phrases sans aucun sens Qu'importe les
mots n'ont plus d'importance
Car le ballet a commencé
Il met ses plus beaux atours et du miel sur sa voix Toi tu te fais
velours et tes bijoux brillent sur toi Il te dit poèmes et rêves de
lointains voyages Tu réponds Florence, peinture, impeccables images
Dames et cavaliers, avancez
Un coup d'oeil à son dos, ses hanches, quand s'efface le galantin Un
regard quand elle se penche et laisse deviner un sein Elle sait déjà
ses mains, les contours de sa bouche Le cambré de ses reins, qu'elle a
noté en douce
Car le ballet va s'animer
Il a su les codes et donné les bons mots de passe Encore un peu
d'alcool et que tombent les cuirasses Livrées les clés des corps enfin
les peaux s'embrassent Et le temps s'arrête tant que dure la grâce
Car le ballet, est bientôt terminé Et la vraie vie, va
commencer Et oui - la vraie vie - |