Ton visage

(Paul de Margerie / Jean-Pierre Ferland)

Des yeux bruns pour le jour, des yeux verts pour l'amour, ton visage

Des yeux que j'aimerai, pour deux éternités, ton visage

Une bouche à jamais, douce comme un secret, ton visage

Il est beau il est chaud, il est ma fleur de peau, ton visage

En me fermant les yeux, je le devine au creux, des nuages

J'ai dû fermer les yeux, j'aurais dû faire un noeud, aux nuages

Le vent s'est retourné, et la pluie m'a soufflé, ton visage

Et je me suis saoûlée, pour tâcher d'oublier, ton visage

Mais il reste collé, dressé sur mon passé, qui s'ennuie mon passé

Et je le redessine, et le vent le ressouffle, ton visage

Je suis capitaine, d'un bateau de peine, qui ne coulera jamais

J'ai deux fois la peine, de cents capitaines, qui ne s'embarqueront plus

Et je me suis saoûlée, pour tâcher d'oublier, ton visage

Et je me saoûlée encore, à jeun et à tribord, quel voyage

Hier c'était demain, demain ce sera toujours, ton visage

Il s'entête à coller, comme un drapeau mouillé, en retraite

Et je le redessine, et le vent le ressouffle, ton visage

Des yeux bruns pour le jour, des yeux verts pour l'amour, ton visage

Des yeux que j'aimerai, pour deux éternités, ton visage

Il est beau il est chaud, il est ma fleur de peau, ton visage

En me fermant les yeux, je le devine au creux, des nuages

Des yeux bruns pour le jour, des yeux verts pour l'amour, ton visage