(Duo virtuel avec Frank Sinatra) "Toutes les chansons de cet album me sont chères, révèle Céline, mais peut-être une chanson
a une place spéciale dans mon coeur. Vous devez déjà savoir que René et moi avons notre chanson spéciale... comme
la plupart des couples en ont. La nôtre est All The Way, rendue célèbre par M. Frank
Sinatra. Vous pouvez imaginer quel grand honneur et quelle émotion c'était pour moi de pouvoir
enregistrer cette chanson avec la voix renversante de M. Sinatra. Ce qu'il a donné à la musique
sera toujours éternel...et je me sens privilégiée de pouvoir lui rendre hommage de ma propre
petite façon. All The Way résume la façon dont mon mari et moi ressentons chacun pour l'autre,
et d'un autre côté, elle décrit le sentiment que j'ai quand je pense à tout l'amour et le soutien
que j'ai reçu de beaucoup d'admirateurs qui ont rendu tout cet incroyable voyage possible."
La version originale est chantée par Frank Sinatra, tirée du film 'The Joker Is Wild',
et gagne l'Oscar de la meilleure chanson en 1958.
(For the one I love) Il s'agit d'une adaptation anglaise de Vivre, version française d'abord interprétée par Noa, puis par Hélène Séguara pour la comédie musicale Notre-Dame De Paris.
"Quand Céline est venue voir 'Notre-Dame de Paris' l'an dernier au Palais des Congrès (Paris, décembre 1998), raconte Luc Plamondon, elle m'a demandé de m'asseoir à côté d'elle...
- Franchement, continue Céline, j'étais tellement touchée par 'Notre-Dame de Paris'. J'ai beaucoup pleuré ce soir-là... Je cherchais des mouchoirs, c'était très émouvant et quand j'ai entendu Vivre, dans le creux de l'oreille, Luc me dit "C'est à toi qu'on a pensé en l'écrivant", là, je cherchais deux fois plus de mouchoirs... et ça n'a pas été dur pour Luc de me convaincre de la faire en version anglaise..."
Pour l'enregistrement de l'album Falling Into You, David Foster a demandé Céline d'enregistrer un remake de All by myself.
"David m'avait informée qu'il avait changé les orchestrations de la dernière partie de la chanson, raconte Céline. Je devais chanter un peu plus haut, jusqu'à un fa qui se trouvait presque à la limite de mon registre. Le pire, c'est qu'il voulait que je tienne cette note pendant plusieurs mesures... Je savais que je ne pourrai pas faire plus de deux prises sans risquer de me casser la voix.
Le jour de l'enregistrement, on s'est disputés, René et moi, pour un rien... Il avait décidé de ne pas m'accompagner en studio. Je suis partie toute seule, all by myself, pour le Record Plant (à Los Angeles), où j'ai retrouvé un David Foster assez froid, condescendant, presque méprisant... Pendant que les techniciens achevaient de placer les pistes d'orchestre, je tournais en rond. Je crois que David faisait exprès de tout retarder... A un moment donné, innocent, il m'a dit (quelle brute!): 'Si tu n'y arrives pas... je pourrai toujours demander à Whitney de le faire.'. Whitney Houston enregistrait ce jour-là dans le studio voisin...
Je n'ai pas dit un mot... J'ai chanté All By Myself de toutes mes forces, de toute mon âme. Lorsque est venu le temps de grimper vers le fameux fa, j'ai poussé ma voix au maximum, jusqu'à me faire mal, et j'ai tenu la note très longtemps, sans défaillir. Quand je suis revenue à moi, les musiciens de l'autre côté de la baie vitrée s'étaient levés pour m'applaudir.
Je suis sortie sans saluer David Foster...Je pensais à René. Je cherchais la raison de notre dispute. Et, tout à coup, j'ai compris...Il avait une fois de plus mis la barre encore un peu plus haut pour me donner de nouveaux défis, me forcer à me dépasser."
Céline parle maintenant de l'impact de cette chanson lorsqu'elle la chante sur scène:
"Avant les gens ne s'attendaient pas à cette note, dit-elle, et quand je la faisais, ils étaient surpris, agréablement ou non, mais ils ne s'attendaient pas à cette note-là... Et maintenant, ils s'attendent à cette note, et il y a un silence qui m'émeut, et qui me paralyse, c'est impressionnant! Et là, je me dis, 'bien, je ne peux pas les laisser tomber', et là, il y a une main en moi qui arrive, cette bête de scène qui aime chanter, qui me dit 'vas-y ma belle, fais ta note, fais-leur plaisir, fais-la comme il faut!'."
La version originale est chantée par Eric Carmen.
"Je me vois commencer un spectacle avec At Last. Je regarderai chacun des spectateurs dans les yeux
et je chanterais, dit Céline d'un air rêveur. C'est mon mot de bienvenue."
C'est une mélodie simple accompagnée d'un violon, chantée
d'une voix pure, comme captée sous la voûte d'une église.
La version originale instrumentale par Glenn Miller et son Orchestre, tirée du film Sun Valley Serenade, date en 1941.
La version originale avec voix, chantée par Ray Eberle et Pat Friday, est enregistrée en 1942 par Glenn Miller et son Orchestre pour le film Orchestra Wives.
La version de Etta James
, qui est la plus populaire, est enregistrée en août 1960 à Chicago pour son premier album intitulé At Last.